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  • : Housewife... but not desperate !
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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 11:36

A partir de 3 ans
Le petit gars (ou fille) progrsse et se fait de mieux en mieux comprendre avec une avalanche d'adjectifs !
Encouragé par ses parents et le contact avec les autres, l'enfant maîtrise désormais la structure du langage.
Cette prouesse participe encore au développement de sa pensée et de son intelligence.
A 4 ans, il sait comparer.
Arrive ensuite le déchaînement de questions "Et pourquoi...?"
Jusqu'à l'entrée au CP, le langage va s'affiner, se nuancer, même si des imperfections grammaticales subsistent... pour le plaisir de la poésie qui s'en dégage parfois !

L'envie de partager ses sentiments
En à peine 5 ans, l'enfant acquiert la structure du langage. Loin d'être seulement un assemblage de mots, parler l'a fait entrer dans une "culture". Car parler, c'est savoir écouter, se placer par rapport à son interlocuteur.
On ne parle pas de la même façon dans chaque famille, ni sur chaque continent.
Au Japon, par exemple, on doit respecter une distance nécessaire, alors qu'ailleurs, on se touche...
En bref, si vous voulez que votre loulou écoute, apprenez-lui à respecter la parole, et écoutez-le aussi.
Mais qu'est-ce que le bambi gane à parler, puisqu'il s'exprimait très bien par gestes et par mimiques avec des "broum broum"et autres "encore" ?
Le langage a permis à Bébé de développer son intelligence et d'organiser sa pensée.
On ne parle pas pour répondre à un besoin ou à une demande, qui pet s'exprimer autrement (pointer du doigt, par un regard ...).
Ce qui déclenche cette envie de parler, c'est l'envie de partager des sentiments, et le premier des sentiments, c'est l'absence.
C'est pour supporter la séparation, pour se représenter sa mère quand elle n'est pas là, que l'enfant se met à chercher ses mots.

Sources : Infobébés n°91 de juin 2010

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 11:34

Les mots s'associent !
A 2 ans, il fait de petites phrases de deux ou trois mots.
Les verbes ("Veux pomme", "Ai mal") arrivent en général avant  les pronoms et les articles.
Le "Je" apparaît aussi à la fin de la troisième année, ce qui n'empêche pas que l'enfant a déjà la notion du Moi ou de son prénom depuis longtemps.
Une fois de plus, la notion précède le mot.

Sources : Infobébés n°91 de juin 2010

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 11:33

De 1 an à 20 mois
La parole prend son envol en douceur. Et cette fois-ci, le geste et la mimique vont accomagner la parole et non plus l'inverse.
Votre loustic n'a que quelques mots à son vocabulaire, mais terriblement efficaces : "Non", "Enco'r", "A pu", "Voi-lààààà", "Fini", accompagnés d'un sourire désolé ou des mains qui se retournent vers le ciel.
Là encore, ce n'est pas par hasard si ces mots surgissent en premier.
Bizarrement, ils ne désignent pas des objets ou des actions, mais plutôt un changement de situation. C'est ce changement d'état (il n'y a plus de gâteau, l'oiseau est parti), qui va le mettre dans tous ces états, sentiment qu'il cherchera à partager.
Autres mots favoris : "Meuuun", "Miaou" et autres "Broum-Broum". Ces onomatopées ne définissent pas encore réellement un objet, mais un premier jugement sur ce qui, comme lui, est doué de motricité, mais pas de langage : les animaux, les voitures...
Enfin, voilà l'âge des "mots valises" : "bobo", par exemple, va signifier la douleur, l'objet qui a fait mal, l'endroit où ça fait mal, la crème Arnica...
Dès lors, il comprend plus qu'il ne parle. Continuez à lui lire des histoires, lui montrer des imagiers et à lui chanter des chansons.

21 mois à 2 ans
C'est l'explosion du langage !
La nouveauté réside dans la rapidité avec laquelle les nouveaux mots vont se mettre en place.
Le déclencheur ? Bébé parle pour constater une absence comme avant, mais cette fois impératif de le faire revenir.
"A pu" n'est pas un appel désespéré à sa mère ni un jugement de valeur, plutôt un constat.
Cette reconnaissance de l'absence pour ce qu'elle est montre que l'enfant commence à considérer la pensée de l'autre comme différente de la sienne.
Il réaliser que sa mère peut pender à autre chose que ce à quoi il pense. Il accepte alors de s'intéresser à la pensée d'autrui et à la pensée tout court, sans nécessairement la ramener à ce qu'il veut, à ce qu'il aime ou ce qui l'intéresse. Nommer les choses pour ce qu'elles sont booste son intérêt, d'où l'explosion de vocabulaire : à chaque jour de nouveaux mots.
Cette fois-ci, l'explosion se fait en prenant en compte les différences.
Ce qui roule va devenir "un train", "un vélo", "une voiture" et "la chèvre" ce n'est pas pareil que le "mouton".
Maintenant, Bébé compte une cinquantaine de mots à son "dico".

Sources : Infobébés n°91 de juin 2010

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 11:12

Dès sa naisance, Bébé se fait comprendre par des mimiques ou des sons.
Vers 1 an, apparaissent les premiers mots et quand il souffle ses 2 bougies, il est capable d'en associer deux.
Mais par quel mystère se met-il à parler ? Petit voyage au pays du langage et de sa construction, âge par âge...

Pourquoi un petit apprend-il plus vite à parler qu'à faire ses lacets? Parler semble tellement plus complexe !
Les travaux récents en linguistique et en psychologie ont apporté un nouvel éclairage sur la question si mystérieuse et presque universelle de l'acquisition du langage entre 0 et 3 ans.
Age par page, Info vous détaille cette "construction" et comment vous pouvez encourager votre enfant.

Entre 0 et 6 mois
Bien au chaud dans le ventre, le futur bébé s'imprègne déjà d'un bain de langage ou plutôt d'intonations.
La preuve, à sa naissance, il reconnaît très vite les voix familières, même s'il ne produit pas de langage proprement dit.
Dès ses 3 mois, votre nourrisson va commencer ses premières grimaces ou mimiques pour communiquer ses émotions.
Répondez-lui ! Par ailleurs, il trouvera beaucoup de plaisir à produire des sons qui dépassent largement la gamme de sa langue maternelle.
A ce stage, le bébé pourrait d'ailleurs apprendre n'importe quelle langue.

Vers 6-8 mois
Bébé va restreindre sa gamme de sons à ceux de sa langue maternelle. En fait, l'identification se met en place. Il comprend que ses mimiques se font écho sur le visage de Maman ou de Papa et qu'elles reflètent ce qu'il éprouve.
Il est alors très motivé pour utiliser le même mode de communication.

Entre 8 mois et 1 an
Nouveau tournant dans son développement. Bébé devient capabe d'exprimer ses intentions. Les sons prennent alors sens ! "Papa" puis "Mamamaman" ne sont uniquement de drôles de syllabes agréables à répéter, mais s'adressent bien à vous.
Ses mimiques ne se résument pas à être "expressives", elles ont désormais un but, une intention.
Il apprivoise des émotions comme la surprise, le plaisir, l'excitation, l'agacement, le refus...
A cela, il faut ajouter les premiers gestes sociaux tels que le "Au revoir" de la main et les bras tendus pour être porté.
Les jeux (coucou-caché...) sont plus que jamais un moyen de développer son plaisir de communiquer.

Sources : Infobébés n°91 de juin 2010

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 10:05

 

D'après les résultats d'une étude sur le sujet menée par les chercheurs de l'Université du Nebraska aux Etats-Unis, la caféine consommée par les enfants serait responsable chez ces derniers de troubles du sommeil.

Les chercheurs se sont également interrogés sur l'incidence de la caféine concernant l'énurésie, incontinence urinaire. 

 

Si les enfants ne consomment généralement pas de café, la caféine est présente dans de nombreux sodas et produits de grignotage.

Ainsi, cette substance serait responsable de troubles du sommeil chez les enfants et les chercheurs se sont demandés si elle n'était pas également responsable d'énurésie qui se caractérise par des "pipis au lit" chez les individus de plus de cinq ans.

Une étude sur le sujet a été menée dernièrement par l'Université du Nebraska et publiée dans le Journal of Pediatrics.

L'étude s'est déroulée de la façon suivante : les chercheurs ont interrogé les parents de plus de 220 enfants âgés de 5 à 12 ans, sur les différentes boissons et snacks que leur progéniture consomme chaque jour.

Ainsi, le Dr Warzak a constaté : "Certains enfants âgés de 5 ans consomment chaque jour l'équivalent d'une canette de soda, soit 52 mg de caféine par jour (...). Les enfants âgés de 8 à 12 ans consomment en moyenne 109 mg par jour de caféine". Cette consommation de caféine aurait des conséquences directes sur la durée et la qualité du sommeil chez les enfants suivant un principe simple : plus la quantité de caféine consommée par les enfants est importante, moins ces derniers dorment.

Par contre, concernant l'énurésie chez les enfants, la caféine ne serait pas responsable.

 

Sources : Maxisciences

 

Si vos enfants ont soif, habituez-les à boire.... de l'eau ... 0 calorie et 0 g de caféine !

 

**** Article programmé ****

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 09:00

Je vais commencer par mon "grand" garçon Alexandre....

Ce mois-ci, il a "expérimenté", la brûlure sans gravité sur l'intérieur de la main gauche. Il a eu la bonne idée de poser la main sur la vitre d'une lampe encastré dans le sol, résultat... "ouille ouille ouille" !

Le plus difficile, arriver à faire en sorte qu'il garde la main sous l'eau...

Comme cela n'était pas suffisant, il s'est également fait une petite entaille sur une paupière en jouant. Il a baissé un peu trop rapidement la tête et sa paupière a rencontre (avec pertes et fracas) l'arête tranchante de la cuisinière (jouet) de la crèche. Résultats des courses... une petite visite à la pharmacie pour lui mettre un peu de steri-strip !

En ce qui concerne le petit loup (dit "Junior" avant que l'on s'arrête sur un prénom...), il gigote pas mal et ayant eu "quelques" petites contractions dans la nuit de mercredi à jeudi, ainsi qu'hier matin, j'ai passé un p'tit monitoring à l'hôpital et en suis ressortie juste à temps pour mon cours de préparation à l'accouchement à la piscine (avec la "bénédiction" de la sage-femme, bien sûr) avec une ordonnance sous le bras....

Les enfants... que du bonheur, mais aussi... que de soucis !

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 08:39

Lire à haute voix améliore la quanlité de la lecture.

Mais les jeunes enfants, trop inhibés, ont souvent peur de se lancer.

Une université vétérinaire américaine a une idée : tester la présence rassurante d'un animal de compagnie, qui ne va ni juger, ni relever les erreurs, mais donner confiance à l'apprenti-lectueur.

Résultats : les enfants ont accepté volontiers de lire à voix haute et la fuildité de la lecture s'en est trouvée nettement améliorée.


 Sources : Etude de Martin H. Smith et Cheryl Meehan, de l'Université vétérinaire UC Davis et magazine Parents n°500 d'octobre 2010

 

**** Article programmé ****

 

C'est sûr que cela doit être énervant de se faire reprendre sur chaque mot ou presque ...

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 13:43

Accessoires : des photos, des ciseaux, du papier de couleur et de la colle

 

Tirer en double une photo de chaque personne de la famille (3 personnes minimum).

Découper chaque photo au même format ( 5 x 5 cm, par exemple) et coller, sur l'envers, du papier de couleur au même format.

 

Règle du jeu

Les photos sont mélangées, puis étalées, face contre table.

A son tour, chaque joeur retourne deux photos de son choix.

S'il découvre deux photos identiques, il les ramasse et rejoue.

Si les photos sont différentes, il les retourne, face cachée.

Le jeu se termine quand toutes les paires ont été trouvées.

 

Sources : Magazine Popi

 

**** Article Programmé ****

 

http://www.jeujouethique.com/images/Image/jouer-avec/memo-loto-domino/memory-memo-primo.jpg

 

On peut utiliser cette idée de base pour faire des "memory photos" thématiques, par exemple :

* jouets (en prenant en photo ces jouets, doudous et peluches)

* nature (avec des photos prises lors de ballades au plein air : arbre, fleurs, feuilles, insectes, nuages...)

* zoo (avec des photos prises lors d'une visite d'un zoo)

On peut également faire des "memory dessins" en utilisant des dessins de son enfant ou des dessins que l'on fait avec lui....

.... je suis sûre que vous aussi vous trouverez plein d'idées à partir de ce concept de base !

 

Si vous êtes (très) bricoleur, vous pouvez les fabriquez en bois en utilisant un vernis-colle pour coller les photos ou dessins sur des petits carrés de contre-plaqués....

 

Dès que j'en ai fabriqué un.... je vous le ferai découvrir !

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 10:57

Bien nourrir son enfant, ce n'est pas seulement lui offrir ce dont il a besoin pour être en bonne santé.
Se mêle aussi à la recette une grande part d'affectif...

Pour un petit bout qui n'a jamais bu que du lait, mettre des aliments dans sa bouche ou croquer une pomme, ça n'a rien de vraiment évident. Ce sont des sensations nouvelles avec lesquelles il doit se familiariser.
Goûter, une, deux ou dix fois pour apprendre à aimer et enfin apprécier un bouquet de brocolis ou du fromage.
"Un enfant, ce n'est pas une voiture qui a besoin de carburant, alerte le Dr Clerget. Il est normal qu'il refuse certaines choses, qu'il découvre à son rythme (...) Parents, ne soyez pas persuadés qu'un enfant qui refuse de manger vous défie ouvertement ! Ne rêvons pas non plus d'un enfant qui ouvrirait la bouche et absorberait, sans limite de quantité, tout ce qu'on lui proposerait. Cela serait inquiétait. Il faudrait consulter pour cela..."

Manger pour soi
Dès la première heure, la nourriture soulage un "malaise", la faime, et apporte sa part de réconfort et de tendresse.
Par son attitude, un parent communique le plaisir de manger s'il le ressent lui-même.
Du coup, un bébé sent si sa mère est tendue, son anxiété autour du repas, parfois héritée de sa propre enfance; et la crainte qu'il mange toujours trop ou pas assez...
L'enfant imite ce comportement ou bien se place en opposition totale.
Alors si vous avez un rapport difficile à la nourriture, faites le point, seule ou avec un psychiatre. C'est essentiel pour le bon équilibre de votre bambin.
Autre point important, sachez que les aliments on un sens caché qui nous est propre.
Cela tient des symboles, des formes, des couleurs.
Gaspart refuse de manger des tomates "parce qu'elles sont rouges" : quel mauvais souvenir a-t-il associé à cette couleur ? Le sang qui coulait de son doigt lorsqu'il s'est coupé ? La couleur du méchant qui lui a fait peur dans le dessin animé ? L'enfant met de l'imaginaire partout, rien n'est anodin. Loulou fait un blocage sur les carottes cuites ? Peut-être a-t-il un mauvais souvenir associé à ce plat, une dispute, un vomisssement. N'a-t-il jamais été forcé à en manger ?
Pour surmonter ce "traumatisme", présentez-lui l'aliment sous une autre forme, laissez-le redécouvrir le produit non cuisiné, pour qu'il se familiarise à nouveau avec.
Parmi les divers stratagèmes pour que Gaspard finisse son assiette, le chantage affectif est bien sûr à bannir. Il doit manger pour lui et non pour contenter ses parents. Car ce serait la meilleure façon de provoquer des troubles du comportement alimentaire.

Apprivoiser son assiette
Manger est une découverte permanente qui nécessite du temps, du calme, de l'attention ainsi que de la concentration.

C'est évident, un enfant qui mange devant la télévition "ne fait pas connaissance
" avec ce qu'il mange. Son geste est mécanique, "désaffectivé". Ce qu'il absorbe goulûment, ce sont les émotions vues à l'écran ! Et en même temps, il remplit machinalement son estomac, avec bien plus de facilité que lorsqu'il a les yeux rivés sur son assiette, c'est certain, mais sans affectif.
Et s'il ne mange pas lorsqu'il est à table ? Qu'il goûte au moins une bouchée !
Il faudra attendre le dîner... hors de question d'accepter le grignotage entre les repas.
Attention aux petits qui ont un acceès permanents à la nourriture : ils ouvrent les placars et se servent seuls, sans autorisation, à tout moment de la journée.

Futur obèse, mon bébé ?
Le saviez-vous ? Dans près de 80% des cas, l'obésité à l'âge adulte trouve son origine dans l'enfance.
On ne parle pas là d'enfants de nature rondouillettes restés en surpoids à l'âge adulte, mais plutôt de mauvaises pratiques initiées par des parents peu investis.
Un rapport matériel à l'alimentation, des repas-télé, le libre grignotage, une méconnaissance des saveurs, etc.
"L'enfant qui mange trop est souvent anxieux, dans un environnement angoissant. Il a du mal à trouver du plaisir autrement que par la nourriture, souligne le docteur Clerget. Bloqué au stade oral, il faut donc le stimuler à d'autres niveaux : la musique, le jeu..."
Quant à l'enfant délaissé, en mal d'amour, il perdra l'appétit.
Voici une méthode pour trouver l'équilibre : au quotidien, pacifier les repas, prendre son temps, discuter, laisser Bébé toucher et jouer avec la nourriture, faire participer aux acttivités culinaires, être créatif avec la matière (du bonhomme de mie de pain au puits dans la purée...). Les repas sont plus longs, mais cela en vaut la peine, non ?

Sources : Infobébés n°92 de juillet 2010

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 13:21

A chacun sa manière de lire une histoire à son enfant !

Avec Marie-Jo Rancon, orthophoniste et conseillère de la rédaction du magazine Popi, nous nous sommes amusés à brosser le portrait des lecteurs types.

Histoire de voir comment chacun s'y prend et ce qui arrive à l'enfant qui vous écoute. Instructif...

http://www.apluche.com/albums/animes/popi.jpg

Vous lisez exactement ce qui est écrit.

Vous lisez tout, mais à votre rythme.

Un peu trop vite, pour un tout-petit qui écoute. Vous le sentez bien, mais vous avez peur que votre enfant ne s'échappe. Alors, vous ne lâchez surtout pas le texte, pour arriver sans rupture à la fin de l'histoire.

Que se passe-t-il pour lui ?

Même s'il écoute et regarde les images, cette lecture-là n'est pas très confortable. Il a encore du mal, dans une même écoute, à comprendre le sens de l'histoire, à s'approprier les mots et à se laisser aller à ses émotions.

 

Vous lisez ce qui est écrit, mais en essayant d'être en phase avec le rythme de votre enfant.

Vous observez ses réactions, et quand il intervient, vous vous arrêtez pour l'écouter et lui laisser le temps d'évoquer ce qui vient d'être dit ou montré.

Quand vous sentez sa curiosité et son besoin de s'essayer à parler "rassasiés", vous le ramenez gentiment au texte et aux images.

Que se passe-t-il pour lui ?

Au gré des histoires, il repères des mots, isoles des phrases. A force de les entendre, il leur donne un sens et ose élaborer ses phrases à lui, sur le même modèle.

Petit à petit, il peut formuler ce qu'il a compris et, plus tard, fabriquer de petits récits sur sa propre vie.

 

Vous ne lisez pas le texte, vous le transformez. Vous préférez commenter l'histoire.

Vous avez du mal à entrer dans les mots d'un autre. Vous picorez quelques informations dans le texte, et beaucoup dans le simages.

Instinctivement, vous vous ajustez à votre enfant, en lui proposant la version qui semble le mieux lui convenir.

Parfois, le récit s'allonge, se transforme en conversation.

Chaque "lecture" de la même histoire est différente.

Que se passe-t-il pout lui ?

Il n'a aucun mal à comprendre puisqu'il s'agit du langage oral familier qu'il connaît.

Il vous interrompt souvent, comme il le fait quand il parle avec vous, dans le plaisir de l'échange.

Mais parfois, il veut retrouver les phrases exactes de la version d'avant, celles qui l'ont fait rire ou lui ont fait peur. Si le texte change à chaque lecture, il ne peut vivre son plaisir à anticiper ce qu'il connaît de l'histoire, ni comprendre la permanence de l'écrit.

 

Vous ne lisez pas le texte, vous interviewez votre enfant.

Vous l'interrogez sur ce qu'il a compris des images et des situations, avec le souci de maintenir son attention.

Que se passe-t-il pour lui ?

Si le jeu des questions-réponses lui permet de classer les choses de la vie en domaines du savoir (Qui mange des légumes ? Sont-ils contents ?), la forme interrogative souvent identique et ses réponses par oui ou par non, n'enrichissent pas beaucoup son langage.

 

Vous "jouez" le texte.

En vrai conteur, enrichissez le texte de vos mimiques, vos modulations de voix, vos onomatopées, vos gestes, vos silences.

A chaque lecture, vous restez fidèle au texte et à votre interprétation.

Que se passe-t-il pour lui ?

Il vit l'histoire, en attrape toutes les richesses et entre en interaction avec votre personnalité.

 

Vous avez sûrement l'impression de faire un peu tout ça à la fois, et c'est souvent comme cela que ça se passe.

Dans une famille, chacun a, d'ailleurs, sa manière de lire, et c'est aussi ça qui est enrichissant pour un enfant.

 

Sources : Propos recueuillis par Marie-Hélène Gros - Magazine Popi

 

Et vous ? Quel lecteur êtes-vous ???

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